La publicité en
télévision
les 6 grands
médias
Si le contenu du message et sa
forme sont déterminants pour l'efficacité de la publicité, la façon dont il est
transmis à la cible choisie ne l'est pas moins. On appelle média tout moyen de
communication qui permet d'atteindre le public visé. On distingue
traditionnellement les mass médias (''grands médias'') et les autres, qui
s'apparentent davantage à la promotion des ventes (marketing direct - publicité
sur lieu de vente - événementiel dont foires et salons - publicité par
l'objet - téléphone et minitel - packaging - ...).
Nous passons en revue ici les les 6 mass médias dans leurs
généralités, sans entrer dans les différentes familles qu'ils regroupent
(supports).
Les médias ne sont pas neutres et sont aussi des langages.
Emile Touati observe que les médias ''filtrent, structurent, façonnent et
parfois emprisonnent ce qu'on leur confie''. Le public entretient des relations
différentes avec chaque média et la manière dont il les fréquente influence la
forme de la publicité qui s'y trouve. Elle retentit aussi sur son impact.
LA TELEVISION : LE MEDIA DE LA
DISTRACTION
On la regarde pour se distraire, généralement en famille. La
publicité ne doit pas s'y comporter comme une intruse et ne pas rompre
l'ambiance de réceptivité. Elle ne saurait être infligée au téléspectateur. Un
film publicitaire doit laisser au téléspectateur une forte impression
audio-visuelle qui ne se dissipe pas immédiatement. L'alliance son-images-écrit
permet de scénariser le message, au service d'une idée forte et
mémorisable. En 20 ou 30 secondes, le film publicitaire peut venir sublimer le
produit (automobile), démontrer un avantage-produit (lessive) ou plus simplement
et en 10 secondes, rappeler le lancement d'un nouveau produit. Le film télé
permet de jouer sur l'émotion, en déclinant aisément humour,
drame, nostalgie, ...
Tous les foyers (ou presque) disposent d'au moins une
télévision, et la plupart bientôt de plusieurs postes. D'une audience familiale,
nous passons à une audience individuelle. L'offre de chaînes s'est
considérablement accrue avec l'arrivée du câble et du satellite, offre élargie
dont disposent environ 30% des foyers. De nouvelles techniques (télévision
via ADSL type freebox et télévision numérique terreste) devraient permettre
d'augmenter la pénétration des chaînes ''cabsat'', qu'elles soient thématiques
ou généralistes.
La télévision est le premier loisir des Français, qui
y ont consacré en moyenne 3h22 par jour en 2003. L'audience en hiver (temps
passé et nombre de téléspectateurs) est au maximum, et se réduit
jusqu'à l'été, pour reprendre en automne. Selon l'étude ''l'année TV 2003''
de Médiamétrie, les femmes y passent plus de temps (3h43) que les hommes (3h19),
à égalité avec les ménagères de moins de 50 ans. Les 35-59 ans l'ont regardéee
3h27, alors que les enfants (4-10 ans) l'ont suivie pendant 2h11
quotidiennement, et 12 minutes de plus pour les 11-14 ans. En revanche, les
15-24 ans se contentent de 2h02. A l'inverse des plus jeunes, les 65 ans et +
ont passé 4h30 par jour devant la télé.
Les documentaires et les fictions sont les programmes
les plus diffusés. Au niveau global, les films et les journaux télévisés sont
les programmes les plus regardés (environ 5% du temps d'antenne pour 10 à 15% de
l'audience totale), alors que les documentaires, les variétés et les
émissions jeunesse représentent environ 45% du temps d'antenne pour 24% de
l'audience totale. Au niveau individuel, l'essentiel du temps passé devant la
télé se fait devant les fictions (23%), puis devant les magazines et
documentaires (20%), les journaux télévisés (16%) et les jeux (11%). Notons que
la taille des populations visées et les heures de diffusion ne sont pas
identiques d'un genre à un autre (rares sont les documentaires en
prime-time). Parmi 1041 heures passées annuellement devant la télé par
individu en moyenne, l'on compte 89 heures de publicité
(8.6%).
En 2003, 4.080 produits ont communiqué
(publicité classique) sur les chaînes nationales (hors France 3 en régions) et
ont été diffusées en moyenne 128 fois, avec un budget brut moyen de 1.2 M
d'euros. Second média après la presse, la télévision a reçu 34.5% des
investissements pluri-médias, soit 3 milliards d'euros (données nettes IREP).
Sur le grand public (individus + 4 ans), et sur l'ensemble de la journée et en
moyenne, TF1 receuille environ 32% de l'audience (part d'audience), France
2 autour de 22%, France 3 autour de 16%, M6 environ 12%, Canal+ 4%, France 5 3%
(reprise par Arte le soir, à 5%). Les autres télévisions sont créditées de
10% de part d'audience. Ces parts d'audience moyenne cachent de fortes
disparités, notamment sur le créneau disputé de l'access et du prime-time.
Enfin, les chaînes nationales présentent des performances différentes selon
la population étudiée : TF1 et M6 apprécient les ''ménagères de moins de 50
ans'' (cible de nombreux annonceurs importants), alors que les publiques sont
plus généralistes. Il ne tient pas compte du parrainage, en
progression, évalué par l'IREP à 174 millions (2,8 milliards pour la publicité
''classique'').
France 3 est la chaîne préférées des Français depuis
5 ans (76% d'entre eux se déclarent très staisfaits ou plutôt satisfaits de
la chaîne), devant Arte (65%), France 2 (62%), France 5 (60%), M6 (56%) et TF1
(49%) (source baromètre Ipsos - Stratégies). Ces niveaux de satisfaction ne se
retrouvent pas dans les parts d'audience des chaînes. En 2003, sur les
3 populations ensemble + 4 ans / ménagères - 50 ans (cible commerciale des
chaînes privées) / individus CSP+ :
Indiquons notamment que les chaînes publiques de
France Télévisions sont contingentées depuis 2002 à 8 minutes de publicité par
heure glissante, alors que TF1 et M6 sont toujours à 12 minutes maximales par
heure, avec l'avantage des coupures de films.
La répartition des spots par tranche horaire montre
clairement l'importance du prime-time : 23% des diffusions sur les chaînes
nationales pour 56% des recettes publicitaires brutes. Entre 19 et 22 heures
(prime-time), les tarifs pour une diffusion sont naturellement les plus élevés
de la journée, autour de 23.000 euros bruts (moyenne toutes chaînes nationales
tous formats confondus) contre 5.000 et 7.600 respectivement en day et en
night.
A la différence de la télévision hertzienne que
l'ensemble de la population peut recevoir (''initialisés''), seuls 23% des
Français, souscrivant à une offre câble ou satellite (TPS,
CanalSatellite), accèdent aux chaînes dites thématiques. Soit 11.7 millions
d'individus de plus de 15 ans (médiacabsat septembre 03 - février 04), +1.2
million en un an :
-
4.9 millions abonnés au câble recevant plus de 15 chaînes
(+0.5 en 1 an)
-
4.8 millions abonnés à CanalSatellite (+0.5 en 1 an)
-
2.8 millions abonnés à TPS (+0.2 en 1
an)
Le total dépasse 11.7 millions car certains
abonnés (800.000) reçoivent plusieurs offres.
La place du câble satellite dans l'offre globale télé
n'a cessé de croître, tant en nombre de chaînes diffusées qu'en audience acquise
(Médiamétrie a ainsi augmenté en taille et modifié son panel Médiamat
pour intégrer cette nouvelle audience, donnant lieu à l'étude CabSat).
Sur septembre 2003 à février 2004, la part d'audience
des chaînes thématiques sur les 15 ans et + abonnés à une offre
élargie a été de 32.2%, signifiant qu'environ 20 minutes sur une
heure d'écoute de la télé toutes chaînes confondues ont été passées
sur les chaînes thématiques (à nouveau, l'univers de référence est la population
abonnée à une offre élargie). Cette part d'audience signifie aussi que 2/3 du
temps passé sur le câble ou le satellite se fait sur les chaînes hertziennes
nationales (TF1, France 2, France 3, Canal +, France 5, Arte et M6). La part
d'audience des chaînes cabsat, sur l'ensemble des individus de plus de 15 ans,
abonnés ou non, est ainsi de l'ordre de 8%.
Notons qu'un très grand nombre de chaînes diffusées
sur le câble et/ou le satellite sont en-dessous de 0.2% de part d'audience
(base population accédant à une offre élargie) et qu'une dizaine émergent
(Eurosport 1.3%, Canal J 1.1%, 13ème Rue 1.1%, LCI 1%, TF6 1%, Tiji
0.9%, Paris Première 0.7%, TPS Star 0.7%, TV Breizh 0.7%, Série Club
0.6%, Téva 0.6%, MCM 0.5%). Ces 12 chaînes pèsent environ 10% de cette audience
(soit moins que l'audience de France 3 sur le cabsat), les 7 chaînes nationales
66%, laissant ainsi 24% aux 67 autres chaînes mesurées (soit 0.36% de part
d'audience moyenne). La couverture semaine, plus flatteuse, indique sur la
population agée de plus de 4 ans, soit par rapport à l'univers population
accédant à une offre élargie, soit par rapport à la population abonnée à la
chaîne, le nombre de personnes ayant regardé (au moins une seconde) la chaîne.
Sur les 14 millions d'invidus de plus de 4 ans, en une semaine, une chaîne
thématique peut avoir été regardée (au moins une seconde
par 2 à 9 millions d'entre eux. Ces couvertures indiquent
naturellement un comportement très zappeur de chaînes.
Soulignons à nouveau qu'à la différence
des chaînes généralistes hertziennes, elles ne sont pas disponibles
pour 8 Français sur 10, que certaines thématiques sont assez fines
(les chevaux pour Equidia, la cuisine pour Gourmet TV) et que leur modèle
économique repose plus sur les abonnements (part de l'abonnement que
l'opérateur reçoit et reverse aux chaînes) que sur les recettes publicitaires.
Ce qui ne signifie pas, bien au contraire, leur manque d'intérêt pour des
annonceurs ayant des cibles pointues en matière de critères
socio-démographiques(enfants, ménagères, CSP+) ou de centres d'intérêt (sport,
cinéma, mode, cuisine, ...).
En général, la télévision cabsat se distingue de la
télévision hertzienne par un espace publicitaire très qualitatif, avec des
écrans courts, une antenne peu encombrée, un rythme de programmation plus lent.
Elle se caractérise par des cibles plus fines, des audiences plus faibles et des
tarifs publicitaires par module de spot plus bas. L'annonceur ne se disperse pas
en contacts inutiles, atteint plus facilement une cible définie (mais plus
étroite), à un taux de répétition élevé (nombre de spots élevés), mais à un taux
de couverture plus bas. Un annonceur ciblant les enfants par exemple peut
consacrer quelques pourcents de son budget d'achat d'espace à Canal J et autres
chaînes enfants, mais ne fera pas l'impasse sur les chaînes généralistes
(commercialisant leur espace en spot à l'unité). Un module sur une
chaîne jeunesse peut comprendre 100 diffusions sur 2 semaines pour 10.000
euros et permettre de toucher 100.000 adolescents à 10 occasions (une
pression étalée), quand une seule diffusion sur TF1, France 2, France
3 ou M6 reviendra au double, mais permettra
d'en toucher 2 millions à 1 occasion (une couverture plus forte et
plus rapide).
La publicité à la télévision est sur les principales
grandes cibles la plus économique au coût du contact (ou coût / GRP). Le budget
moyen est néanmoins élevé, du fait même de sa puissance. Un écran en prime-time
peut être tarifé à 40.000 euros les 30 secondes mais permet de toucher plus de
10 millions d'individus. Elle répond avant tout à des objectifs de
communication nationaux, même si le réseau régional de France 3 permet des
campagnes régionales (communication propre à certaines régions, surpression
de certaines zones, sur ou sous-consommation de certains produits ou marques,
tests, ...) ou multi-régionales.
LE CINEMA : LE MEDIA DU
LOISIR
Un spot au cinéma se voit
dans d'excellentes conditions d'exposition. Il bénéficie comme en télévision des
atouts de l'audiovisuel et est nécessairement vu. Le marché, ne pesant que
131 millions selon des données nettes, fait du cinéma le dernier des 6
grands médias. Deux régies publicitaires interviennent : Médiavision, avec
environ 2.200 salles, indépendante de l'exploitation, et Circuit A
adossé à UGC, pour 800 salles. L'audience du cinéma est mesurée par
Médiamétrie, via son étude 75.000 (qui mesure aussi la radio et les
télévisions régionales). Ce sont les villes de 50 à 200.000 habitants où la
consommation de cinéma est la plus faible (25% des salles pour 13% des entrées)
et à Paris où le cinéma est sur-consommé (18% des salles pour 30% des entrées).
L'audience 30 jours (% de Français de plus de 15 ans déclarant être allés au
cinéma dans les 30 derniers jours) s'établit autour de 20%. 2/3 des spectateurs
sont dits occasionnels. L'audience du cinéma montre une sur-représentation des
15-24 ans (indice 217), des personnes disposant d'un niveau d'instruction élevé
(201) et des cadres (147).
Pour appréhender sa saisonnalité, et écarter des
données liées à des cartons du box-office, il convient de l'examiner sur
plusieurs années. Le cinéma est alors un média relativement stable, puisque les
entrées mensuelles évoluent dans l'intervalle moyenne +/- 25%. Février et
octobre sont des mois forts (+15 et +25% par rapport à la moyenne
annuelle), mai et juin assez faibles (-15%), juillet et août les plus faibles
(-25%).
Comme pour l'affichage, les salles sont
commercialisées en réseaux. A noter des frais techniques (format cinéma et
copies) importants. Comme en télévision, et à la différence de
l'affiche, le film (hors sa durée de vie liée à celle du produit)
est réutilisable. L'alimentation, les services, culture-loisirs,
voyages-tourisme, boissons et habillement sont des secteurs sur-investissant le
cinéma.
LA RADIO : LE MEDIA
INTIMISTE
On l'écoute en conduisant, en bricolant, en travaillant, en
faisant la cuisine. L'auditeur est ainsi difficile à atteindre, la pub radio
cherche à s'immiscer, en se différenciant des bruits environnants sans augmenter
son volume. Une voix douce et lente peut être plus communicative qu'un baratin
criard et volubile. ''Hurlez si vous voulez être entendu, chuchotez si vous
voulez être écouté''. Le message en radio doit rompre avec son contexte, pour
s'en distinguer. Enfin, le pouvoir de suggestion de la radio est important, par
l'absence même des images.
Le marché pèse 744 millions nets et 8.5% de
part de marché publicitaire (2.6 milliards et 16.1% en brut selon TNS Media
Intelligence). Elle reprèsente environ 1 million de spots par an, pour
4.000 marques (soit toutes radios confondues, 250 jours par an).
La diffusion moyenne d'une spot radio, autour de 220, est du double de
celle en télévision. La tranche matinale (7h-9h) recueille 1/3 des
investissements pour moins de 15% des diffusions. La tranche du soir (19h-24h)
diffuse plus de spots pour 6 fois moins de recettes.
Les supports sont répartis en 3 types : les généralistes
(Europe 1, RTL, RMC), les musicales (NRJ, Nostalgie, Europe 2, Fun, Skyrock) et
les thématiques (France Info). A noter que les 3 radios Europe 1, RTL
et NRJ reçoivent près de 2/3 des investissements publicitaires.
Les 2 plus importants secteurs annonceurs sont la
distribution et le transport. 3 autres secteurs sur-investissent le média
(culture-loisirs / édition / informations médias). L'alimentaire, comme la
toilette-beauté, sous-investit la radio (la presse et l'affichage), au
profit de la télé.
Selon l'étude 75.000 de Médiamétrie, les 12 radios les plus
écoutées (3/4 de l'écoute) montrent une durée d'écoute par auditeur de 1
à 2 heures par jour et des audiences cumulées allant de 3 à 15 points. La
plupart ont une part volume d'écoute de 3 à 6%. Ces chiffres traduisent en
fait soit la grande fidélité de certains auditeurs à certaines stations, soit au
contraire, le zapping entre stations (musicales le plus souvent).
Les profils des radios diffèrent fortement. A titre
d'exemple, RTL est plus écoutée par les femmes actives, les moins de 50
ans, les ouvriers, dans le Nord et dans l'Est. A l'opposé, France Inter attire
davantage les hommes, les plus de 60 ans, les cadres supérieures, dans l'Ouest
et le Sud-Ouest. Au sein des musicales, certaines stations ont des
positionnements clairs : Nostalgie est à l'opposé de Fun Radio. Au même titre
que la presse magazine, ou que les chaînes thématiques, le média radio offre des
forts taux d'affinité sur certaines cibles.
L'AFFICHAGE : LE MEDIA DE
L'INATTENDU
A la différence des autres médias où il faut se déplacer,
allumer la télévision ou la radio ou ouvrir le journal, l'exposition à
l'affiche est accidentelle. Elle tient à un mouvement de tête, à une rue
empruntée, au fait que l'on marche seul ou accompagné. Pour être vue, l'affiche
doit attirer l'attention, puis distraire. Raymond Savignac écrit d'elle
''comme un boxeur, il faut qu'elle ait du punch pour aller prendre les passants
par le revers du veston et les amener jusqu'à elle. Son allure tapageuse et
provocante, son maquillage violent sont tellement outranciers qu'ils dépassent
de très loin les limites du mauvais goût et lui donnent parfois du style''. La
réprésentation graphique et le texte de l'affiche doivent créer un choc.
L'expression d'une affiche doit être canalisée, épurée, simplifiée, pour qu'elle
devienne claire et limpide.
La distribution, culture-loisirs, voyages-tourisme, boissons
et habillement sont les secteurs investissant le plus l'affichage.
L'alimentaire, toilette-beauté, l'édition, l'informatique, l'entretien
délaissent plus facilement le média. Avec un grand nombre de réseaux, elle
permet des communications tant régionales, multi-régionales que
nationales.
Spécialisés par réseaux, l'ensemble des afficheurs
commercialisent plus de 340.000 faces (un patrimoine en baisse). A eux seuls,
les 3 acteurs majeurs en France (le français JCDecaux et les américains Clear
Channel et Viacom Outdoor) disposent de près de 180.000 faces. 12.1% des
investissements pluri-médias vont en affichage, soit 1 milliard de recettes, en
baisse depuis plusieurs années (source IREP). Le grand format représente 483
millions d'euros, la publicité extérieure transport, comme le mobilier
urbain, environ 250 millions. Les autres formes d'affichage sont évalués à 85
millions d'euros. Notons que les supports et lieux d'affichage sont multiples
(bus, métro, hyper et super, caddies, parkings, aéroports, gares, centre-villes,
zones touristiques, toilettes, ...). Parmi les plus importants :
-
4 x 3 : environ 5.500 réseaux - 130.000 faces -
couverture 1 semaine : 35 millions pour 1.000 faces
-
mobilier urbain 1.2 x 1.76 : 1.800 réseaux
- 100.000 faces - couverture : 34
-
2.4 x 1.6 : 1.100 réseaux - 32.000 faces - couverture : 30
-
senior 3.2 x 2.4 : 400 réseaux - 10.000 faces - couverture
: 28
-
bus : 480 réseaux - 62.000 faces - couverture : 28 - régies
exclusives : Métrobus / France Bus
-
gares : 570 réseaux - 19.000 faces - couverture : 26 -
régie exclusive : France Rail Publicité
-
aéroport : 100 réseaux - 600 faces - couverture : 22 -
régies : AP Systèmes / JCDecaux
-
5.53 x 2.17 : 24 réseaux - 3.000 faces - couverture : 17
-
métro : 300 réseaux - 31.000 faces - couverture : 12 -
régies exclusives : Métrobus / France Bus
Un tiers des investissements publicitaires bruts sont allés
en 2003 à JCDecaux (35.8%), devançant Clear Channel (26.7%), Viacom Outdoor
(20.5%), Métrobus, filiale de Publicis, (11.9%). Les autres afficheurs
récupèrent 5.1% du marché.
Créé en 1992 par Avenir, Dauphin et Giraudy, le GIE
Affimétrie se veut le Médiamétrie de l'affichage. Il fournit ainsi les
principales données d'audience. La couverture sur le grand public, permise
par une campagne au national, varie de 60 à 80%, pour une répétition allant
de 6 à 12, selon le réseau retenu. Des données proches des performances
atteintes par une campagne télé.
L'affichage 4 x 3 permet d'exposer plus d'hommes que de
femmes, plus d'actifs, plus de moins de 50 ans. Il est naturellement le média
des individus qui bougent. L'affichage transport (métro + bus) représente à lui
seul plus de 40% du temps d'exposition à l'affichage en agglomération
parisienne. L'affichage sur bus y couvre plus de 90% de la population, avec une
répétition de 24 à 48, en une semaine. La pression pub (avec plus de 2.500 GRP)
y est des plus élevées. En affichage gare, les réseaux proposés par France Rail
Publicité reposent sur 22 à 907 gares, pour 75 à plus de 3.000 faces.
L'affichage aéroport (AP Systèmes) dispose de peu de données. Notons qu'à
l'inverse de la télé (mesure quotidienne, la plus fiable, ne reposant pas sur du
déclaratif), de la presse, cinéma et radio (méthodologies identiques, données
déclaratives), les méthologies d'enquête pour l'affichage sont
différentes.
LA PRESSE : LE MEDIA DE LA
CONTEMPLATION OU DE LA FUGACITE
Les magazines sont lus pour y trouver des idées et de
l'information, restent à la maison et font le tour de la famille. Média de
contemplation, le magazine touche le public dans une attitude de réflexion et
qui le prédispose à examiner en profondeur ce que communique le message. Il
permet ainsi un texte long (sous réserve de l'espace acheté) et demande une
accroche pertinente, donnant l'essentiel de la proposition de vente.
Les quotidiens sont écrits, édités et lus dans une ambiance
d'instantanéité. Ils racontent ce qui vient de se passer puis sont jetés. Une
bonne annonce doit donc capter l'attention, et doit être claire, simple et
éviter toute gymnastique oculaire. Elle est généralement plus factuelle
qu'émotionnelle, s'inscrivant comme une information au sein d'un média
d'information
Le média est privilégié par la distribution, les services,
voyages-tourisme, l'habillement, l'informatique, les finances. Il est plutôt
délaissé par l'alimentation, transport, toillette-beauté, culture-loisirs,
l'édition, les boissons, l'entretien et les appareils ménagers. Hors petites
annonces évaluées à environ 900 millions d'euros, les chiffres IREP la
créditent, tous supports confondus, de 42.6% du pluri-média, soit 3.7
milliards (en baisse) que se partagent 4 grandes familles :
-
la presse quotidienne nationale (PQN) : un tiers du
lectorat y consacre moins de 20 minutes, un autre tiers entre 20 et 40
minutes, le dernier tiers plus de 40 minutes. En moyenne, 34 minutes sont
passées avec un titre de PQN. Un titre de PQN est pris en main en moyenne 2.5
fois. 40% des lecteurs lisent le titre tous les jours ou presque, 20% 1 à 2
fois par semaine. La saisonnalité est faible, variant sur l'ensemble des
titres de 83 à 132 (base 100 : moyenne sur 12 mois de la diffusion OJD
totale). Concernant l'audience, la pénétration est de l'ordre de 20% (lecteurs
au numéro moyen), inférieure à la PQR. Le Parisien, Le Monde, l'Equipe sont
parmi les titres les plus diffusés. 1/12 des investissements totaux en presse
se font en PQN. Sur une année, ce sont environ 60.000 insertions pour 6.500
marques. Une insertion revient en moyenne à 7.000 euros, une campagne
(nationale) à 60.000 euros. 4% du marché publicitaire lui ont apporté 373
millions d'euros nets (petites annonces incluses) en 2003 (en recul de 10% sur
un an).
-
la presse quotidienne régionale (PQR) : le temps moyen de
lecture est de 26 minutes, le tiers des lecteurs y consacrant de 11 à 20
minutes. Le nombre moyen de prises en main est de 1.9. Les lecteurs fidèles et
réguliers représentent chacun 45% du lectorat (21 millions au total, soit une
pénétration de 42%). La PQR se caractèrise par une grande fidélité du
lectorat, seuls 10% sont occasionnels. Ouest-France reste le leader, avec
environ 800.000 exemplaires diffusés. 1/4 des investissements presse
se font en PQR, avec un sur-investissement du secteur distribution. Elle
répond principalement à des problématiques locales, voire régionales. Une
insertion revient en moyenne à 7.000 euros. La PQR a reçu 1 milliard d'euros
de recettes publicitaires (10.6% part de marché), y compris les petites
annonces.
-
la presse gratuite : 2 groupes se partagent 80% du marché :
Spir Communication et France Antilles Comareg, groupe de presse de
Philippe Hersant, qui est présent avec ParuVendu, ex-Bonjour, dans 230 villes
en France. 9 foyers sur 10 reçoivent au moins un gratuit. 4 foyers
sur 10 déclarent le(s) consulter régulièrement. 1 Français sur 5 passe au
moins une annonce par an. Il s'agit d'un support puissant et de proximité,
même si l'encombrement publicitaire y est important, la qualité d'impression
faible et la création difficile. Une page quadricolor, diffusée nationalement
pour une semaine, revient à 150.000 euros environ. La presse gratuite a reçu
920 millions, des annonceurs et des petites annonces (9.7% du
pluri-médias).
-
la presse magazine : à l'inverse de la presse quotidienne,
le lectorat des magazines est assez majoritairement composé de femmes. En
lecture dernière période, plus de 90% sont lecteurs d'au moins un magazine.
Environ 20% des lectures se font hors domicile. Les prises en main,
autour de 7, sont élevées. Pour les hebdomadaires, se distinguent les
magazines télé. Télé 7 Jours, avec environ 2.8
millions d'acheteurs, a une audience de plus de 11 millions de
lecteurs et Paris Match de 5 millions. Le marché de la presse magazine se
découpe selon le thème. Hors magazines télé, on compte de nombreux titres par
famille : actualités, les féminins, la culture, les sciences, les jeunes, la
santé, l'auto-moto, ... Ce qui se traduit par une forte affinité sur les
cibles classiques, les profils de lectorat étant fort différents d'une famille
à une autre. On compte environ par an 240.000 insertions au tarif moyen de
10.000 euros, pour 2/3 des investissements réalisés en presse. Cette famille
de presse a perçu 1.6 milliard de ses annonceurs (16.7% de part de
marché).
-
la presse hebdomadaire régionale (PHR) : plus récents, ces
titres ont été pensés pour compenser la baisse du lectorat de la PQR. Ils ont
collecté 1.3% du marché publicitaire, soit 122 millions d'euros.
Enfin, environ 700 millions d'euros ont été investis en
presse professionnelle (500) et en presse collectivités locales
(200).
INTERNET
Constitue le 6ème grand média et devance par ses
investissements le cinéma (2.5% de part de marché env., soit 131 millions nets).
La croissance du marché a été très forte et devrait baisser maintenant. 43%
des foyers sont équipés en micro-ordinateur, dont 2/3 connectés. Ainsi,
près de 22 millions de Français accèdent fin 2003 à internet (43% des
Français + 11 ans), pour une consommation en hausse, à plus de 14h par mois
(Médiamétrie).
Près d'un tiers des foyers connectés (2.2 millions) y accède
désormais via le câble ou l'ADSL (25% fin 2002). Les internautes haut débit
passe plus de 17h sur la toile en un mois (3 fois plus longtemps que les
internautes bas débit). La démocratisation est en cours, avec 35% de femmes, 20%
de 50 ans et +, 38% d'employés et 25% d'ouvriers. Au dernier trimestre 03, 8.3
millions d'internautes étaient des acheteurs en ligne. Au delà du web, les
internautes utilisent davantage les applications internet (e-mail, messageries
instantanées, lecteurs audio/vidéo, logiciels d'échange de fichiers, ...).
Notons enfin l'essor des terminaux permettant de surfer : téléphone mobile avec
Wap ou i-Mode, PDA. Un équipement progressant en micro-ordinateur et autres
terminaux, des tarifs en baisse devraient favoriser encore la pénétration et la
consommation internet.